dimanche, 20 mai 2018
- - - - - -
Charge des batteries par panneau solaire
Dossiers
Document original publié par C. Couderc sur www.voilelec.com Charge de la batterie moteur par un panneau Le problème de la charge ...
En savoir plus Zoom
Faire sécher du poisson
Trucs et astuces
on aiguise son couteau, le flexible à découper qui s`utilise uniquement pour ça ! Sur une surface plane voire une planche à découper, on ...
En savoir plus Zoom
Les câbles electriques
Electricité, énergie.
Raccourcir et rallonger les câbles Lors de la rénovation du bateau ou de l’installation de nouveaux équipements, le navigateur bricoleur ...
En savoir plus Zoom
PC à bord
Dossiers
Document original publié par C. Couderc sur www.voilelec.com Introduction La généralisation des cartes numérisées et les ...
En savoir plus Zoom
Cartographie electronique
Dossiers
Document original publié par C. Couderc sur www.voilelec.com Introduction La cartographie numérique évoquée ici est ce qui ...
En savoir plus Zoom
Electronique à bord
Dossiers
publié sur www.voilelec.com par C. Couderc Introduction Ce petit résumé est destiné à fixer les idées, la ...
En savoir plus Zoom
Montage de Hublot
Trucs et astuce - divers
Remplacement des panneaux en ...
En savoir plus Zoom
Vaigrage facile
Pont, coque, aménagements
une fois le vieux vaigrage enlevé, reste le plus délicat: coller le vaigrage neuf pour se faire on encolle a la néoprène les deux faces et on ...
En savoir plus Zoom
Les déssalinisateurs
Dossiers
(c) www.voileleci.com par C. Couderc Introduction De l'eau, mais pour quoi faire ? En croisière sur nos cotes européennes, l'eau n'est ...
En savoir plus Zoom
Conservation aliments
Trucs et astuce - divers
Conservation aliments gruyère enveloppé avec du coton et arrosé de vinaigre concentré de tomate, prendre en verre et tjrs ...
En savoir plus Zoom
Energie à bord
Dossiers
article publé par C. Couderc dans www.voilelec.com   En cours d'élaboration liens incomplets Introduction   Cette ...
En savoir plus Zoom
Panne de calostat
Moteurs, carburants, propulsion
publié sur www.voilelec.com par C. Couderc Panne de calostat C'est une panne très classique qu'il faut ...
En savoir plus Zoom
Réception Radio et communication à bord
Dossiers
Document original publié par C. Couderc sur www.voilelec.com La réception en décamétrique Cette partie traite de la réception à ...
En savoir plus Zoom
Dépannage de l'électronique de bord
Electricité, énergie.
Introduction Après divers courriels posant toujours les mêmes questions sur le dépannage de matériels rustiques, souvent associés à une ...
En savoir plus Zoom
Frapper le génois sur la bôme
Voiles, gréement, espars
Au largue ou grand largue, utilisez une technique très simple à mettre en place et qui ne demande qu'un investissement minimal: La position des ...
En savoir plus Zoom
A+ R A-

Le sac à voile

Le sac à voiles sales

Maj : 16/03/11

 Abstract :
The bag for durty sails. A bag with a lot of stupid things inside, without any link together. In my bag, I put a marine toilet, a Volvo motor, a battery selector switch, a magic antifouling, nautical courtesy and a hamster.

 Résumé :
Le sac à voiles sales. Un sac avec plein de choses stupides dedans, sans aucun lien entre elles. Dans mon sac, je mets un WC marin, un moteur Volvo, un sélecteur de batteries, un antifouling magique, l'étiquette navale et un hamster.

 

 

 Les antifoulings non chimiques, par électronique ou magie

La salissure des coques est un problème pénible pour les navigateurs. Beaucoup d'énergie a été dépensée dans des recherches pouvant offrir une alternative pour les peintures chimiques toxiques aux multiples inconvénients.

Il y a vingt ans, comme beaucoup de navigateurs, j'avais cru trouver la panacée en achetant les nouvelles peintures révolutionnaires à base de Téflon. J'ai tout bien fait comme disait le monsieur sur la boîte, j'ai lustré au chiffon de laine avant la mise à l'eau, ma carène était scintillante. Le copépode agressif glisserait sur la coque tout schuss, comme sur une piste noire, et ses petites pattes crochues seraient repoussées par les longues chaînes moléculaires du Téflon qui ne dort que d'un œil. Quelle déception… Mais l'essentiel était d'y croire. Aujourd'hui, ce procédé inefficace est totalement abandonné, bien que repris périodiquement par un marketing habile "Le seul antifouling à rayures, avec des vrais morceaux de Téflon sauvage à l'intérieur… ". Il y aura toujours de frétillants gogos prêts à l'acheter.

Mais la recherche progresse, après le chewing-gum qui guérit du cancer en phase terminale, encore plus fort, l'antifouling électronique.

  Le principe de l'antifouling électronique

Quelques vibreurs sont collés sur la coque, alimentés par un oscillateur très faible puissance (et oui, pour être crédible, il ne faut pas annoncer une consommation de 10 ampères au mouillage). La coque murmure donc un doux "Bzzz… " sous-marin. Les animalcules et algues perfides qui ont jeté leurs yeux avides sur votre belle carène ne sont pas des imbéciles, et ayant lu la presse, ils savent que ce "Bzzz… " signifie que ce bateau est protégé. De rage ils vont polluer le bateau du voisin qui se retrouve immédiatement recouvert de moquette verte. Soyons sérieux, si cela marchait, tout le monde en aurait !
De la même manière, comme tout bon physicien, je peux vous prouver de manière irréfutable, qu'une quelconque forme de moteur à mouvement perpétuel ne peut exister à cause de la violation du principe d'entropie.

Pour vous en convaincre, pensez aux armateurs qui affrètent des flottes de commerce. Ils sont prêts immédiatement à investir des millions de dollars en travaux sur leurs bateaux pour faire des économies d'exploitation de l'ordre de quelques pour-cent . Chaque fois qu'une innovation reconnue intervient (bulbe d'étrave, nouvelle hélice optimisée…) le bateau passe en grande réparation pour être modifié.

La lutte contre les salissures coûte très cher en frais d'exploitations, carburant, perte de vitesse très sensible et immobilisation. Tout a été testé pour augmenter la période entre les carénages. Une très bonne solution, et la seule connue à ce jour, est l'utilisation des brosses rotatives, par plongeurs ou robots pendant les opérations commerciales. S'il suffisait de coller quelques centaines de pastilles magiques dans la coque, alimentées par des fils, tous les bateaux du monde en seraient équipés.

C'est pour cela que je ne vous parlerai pas plus du sujet en évoquant les puissances émises, les absorptions transversales rapides par la coque plastique ou métallique dont l'énergie vibratoire décroît comme le carré de la distance au foyer d'activation et qui est quasi nulle à 10 cm de la source, etc.

Reprenez le Karcher, plus rapide que la spatule mais qui délamine la coque et favorise l'osmose si vous insistez, les pots de peinture et le rouleau, courage, ce n'est qu'un mauvais moment à passer !

Notez bien toutefois que mon propos n'est pas de ruiner la famille de celui qui a su trouver un créneau, il y aura bien toujours des gens qui ont la foi, alors cela ou un autre gri-gri…

  Les effets pervers des antifoulings ultrasoniques

Efficacité ou foutaise ? Ce n'est pas la question fondamentale !
Il faut réfléchir à l'effet écologique très pervers d'émissions non maitrisées d'ondes ultrasoniques dans le milieu marin.
Les espèces marines utilisent naturellement ces bandes de fréquences pour leur localisation et leur communication, elles sont déjà très perturbées par les sonars et asdics. Les comportements aberrants et les échouages des grands mammifères n'en sont qu'un exemple.
Augmenter encore la pollution spectrale marine est une aberration. Une prise de conscience écologique interdira à moyen terme ces agressions supplémentaires du milieu.

Maintenant, assez rigolé, parlons des vrais antifoulings classiques !

 

 Haut de page

 

 Les Français sont des goujats

La réputation des Français est déplorable dans le milieu nautique à juste titre. Il n’est pas utile de développer les multiples reproches qui nous sont faits. Les Anglo-saxons ont des institutions inimaginables pour nous, comme les boîtes à journaux en libre service, celui qui prend son journal met l’argent dans une sébile, et éventuellement récupère sa monnaie. En France cela est inenvisageable, les journaux et l’argent disparaîtraient en permanence.
J’en ai eu une preuve de plus dans les Antilles de cette absence navrante de civisme tricolore. Les Anglais ont institué partout, et donc dans leurs anciennes colonies des Caraïbes, des bibliothèques de libre échange dans les lieux publics. Dans un coin d’un bar, d’un cybercafé, d’une laverie, sont disposées des étagères pleines de livres. Les Anglais y déposent leurs livres lus et prennent de nouveaux. Cela ne pose aucun problème, les étagères sont toujours garnies de livres variés, pour la plupart en bon état. Il n’y a aucun contrôle, aucun règlement affiché, aucune contrainte. Ce n’est qu’une affaire de civisme.
Là où l’affaire se gâte vraiment est qu’il y a un petit coin Français, avec des livres abîmés et souvent médiocres, le summum de la honte étant que l’on y trouve de vieux almanachs périmés, jamais des Reed’s anglais, mais de vieux éphémérides du Shom périmés depuis plusieurs années et sans valeur. Le goujat fait semblant de déposer des livres pour ne pas se faire remarquer, vide ainsi ses poubelles et prend des livres de valeur à la place. Cette attitude est ignoble, ces quelques voyous qui ne sont pourtant pas des déshérités de banlieue ternissent l’image de tous les plaisanciers. Regardez le coin français des bibliothèques de libre échange aux Antilles, vous serez édifiés.

 

 Haut de page

 

 Les WC marins qui ne sont pas de la marque Lavac

Qui a dit "Vendu ! "? Je ne suis pas un ami personnel de monsieur Lavac, mais son dispositif marche tellement bien que me dois d'en parler pour le faire découvrir à ceux qui ne l'ont pas approché. C'est tellement agréable que je vais à la selle trois fois par jour pour le plaisir de pomper. Quand je vois sur nos catalogues de shipchandlers et sur les bateaux neufs livrés, ces stupides WC à pompe seringue, je suis toujours étonné. Ces systèmes d'un autre âge sont dangereux, ils siphonnent à la gîte et débordent s'ils sont placés bas et si les vannes sont restées ouvertes. Les clapets en caoutchouc plombé s'abîment vite, les pompes fuient et si une équipière étourdie laisse passer un malencontreux Tampax, à vous le joyeux démontage.

Le Lavac est la solution parfaite, parce que c'est la simplicité absolue. La cuvette n'est qu'un simple bol, avec couvercle et lunette comprenant un grand joint torique qui dure dix ans. Une simple pompe de cale extérieure complète le dispositif. Vous fermez le couvercle, en cinq coups de pompe la cuvette est vidée et en dépression. L'eau fraîche est aspirée et rince violemment le bol. Au bout de quelques secondes les pressions sont équilibrées, vous ouvrez le couvercle, et videz l'eau propre du bol par quelques coups de pompe. L'astuce du dispositif est que le tuyau d'aspiration fait une grande boucle, le point haut est placé à un mètre au-dessus de la flottaison et percé d'un petit trou (aiguille creuse) pour vider le coude et empêcher le siphonnage. La maintenance de la grosse pompe de cale conventionnelle et très facile; un grand couvercle à joint torique se défait sans outil (rotation ¼ de tour) et donne accès à la membrane et aux clapets. Si vous avez pompé votre chien, vous le récupèrerez avec facilité.
Si vous devez remplacer vos WC, prenez un Lavac, vous m'en serez reconnaissant toute votre vie. Vous n'allez pas me croire, je n'ai même pas mis une informatique avec un système expert sur mon WC, il est resté d'origine, c'est bien une preuve de la qualité du concept.
Un détail qui a son importance. Certains chantiers montent la prise d'eau d'aspiration, très proche de la prise d'évacuation. Comme cela, au mouillage, vous re-aspirez la sortie des WC. C'est une totale absurdité. Si possible, lors d'une rénovation croisez les tuyaux du lavabo et du WC pour résoudre ce problème.

Le prix d'un Lavac est sensiblement le même que celui des infâmes seringues.

La réglementation internationale est en cours d’évolution, peu à peu les WC à rejets seront interdits partout, en commençant par les zones protégées. Il faudra alors oublier le rustique Lavac pour passer aux chimiques, et garder ses souvenirs à bord. Pour le moment, il n’existe que très peu de stations de vidange.

Liens Lavac, attention, seulement les "Zenith " ou "Popular ", pas le "Baby Blake " qui est aussi médiocre que la concurrence :
C'est bien la preuve qu'il n'y a pas que des vaches folles en Angleterre, "God save the Queen... " 

 

 Haut de page

 

 Les infâmes raccordements des moteurs Volvo

Si vous bricolez sur votre Volvo (les anciens, 2002 entre autres, à refroidissement direct), vous démontez souvent le zinc moteur qui se détruit à une vitesse incroyable. Il a la malencontreuse idée d'être caché derrière le filtre à huile et l'arrivée d'eau. C'est là que cela coince, le raccordement du tuyau sur le bloc est scandaleux. Le tuyau cuivre coudé à collet battu est vaguement tenu appuyé via une rondelle caoutchouc. Une fourche, tenue par un seul boulon fait ce qu'elle peut pour presser via une rondelle intermédiaire. C'est très mal conçu, difficile à replacer et fuit toujours. La honte soit sur celui qui a pondu une telle saleté. J'ai rarement vu un dispositif aussi médiocre.

 

 Haut de page

 

 Volumes gonflables en cas de naufrage

De très rares chantiers, comme Etap, ont proposé des volumes de flottaison fixes, mais ils impactent tellement l'habitabilité que cela reste marginal.

L'idée de sacs gonflables de survie, pour éviter que le bateau ne coule en cas de forte voie d'eau, est très ancienne et séduisante, mais personne n'a encore su la mettre en œuvre, et il ne semble pas qu'une proposition commerciale soit homologable prochainement.

Nous rêvons tous d'un système bien étudié d'airbag pour assurer la flottaison de détresse, qui déploierait dans notre bateau de grands sacs indépendants, avec gonflage par charge pyrotechnique (comme pour les toboggans d'avion), plus compact et fiable que de lourdes bouteilles classiques de plongées à 200 bars pour fournir quelques mètres cubes nécessaires.
La solution réaliste est un rangement des sacs sous les planchers surélevés, car il faut les maintenir fixés en fond de carène.

En solution de désespoir, gonfler une survie dans le carré noyé poserait de nombreux problèmes.
En supposant que l'enveloppe ne se déchire pas lors du gonflage en raguant sur un an angle agressif, la grande surface de contact peut faire éclater la coque qui n'est absolument pas prévue pour supporter une forte pression interne. Si le canot se gonflait sans incident, cela retarderait l'instant du naufrage, mais il est impossible d'en chiffrer un aléatoire avantage.
Je n'ai pas connaissance qu'une telle manœuvre ait été tentée avec succès dans la réalité. Apprenons à couler dans la dignité si cette éventualité se présente...

 

 Haut de page

 

 Les robinets à batteries à plusieurs directions

Ce n'est pas le principe qui est en cause, bien que cela ne serve pas à grand chose, mais la réalisation de ces bas de gammes chinois qui est très médiocre. Ces aiguillages causent de nombreux problèmes de mauvais contacts, et avec l'usure des chevauchements dangereux. Utilisez toujours des contacts à deux boulons à clef, ils sont moins chers et bien meilleurs pour les intensités élevées. En disposant intelligemment un tableau de connexions de batteries, toutes les combinaisons sont possibles.

 

 Haut de page

 

 L'étiquette navale

Alors là, je deviens tout rouge, tant pis si je me fais taxer d'élitiste, mais c'est trop, c'est beaucoup plus grave !
J'ai eu la chance de naviguer avec des Anglais et d'apprécier le charme feutré et la bonne tenue des "Royal Yacht Club ", dans lesquels transparaît la longue tradition nautique. En naviguant en Méditerranée, je suis dégoûté de l'absence de culture maritime qui se manifeste partout.
J'ai pratiqué les arts martiaux, c'est un problème identique. Il n'est pas possible de progresser en karaté en refusant la culture ancestrale sous-jacente, le salut, le respect du kimono, du maître, de son adversaire. Un kata n'est pas une guignolade. Un sabre n'est pas un gourdin manié par un primate.
Passe encore pour les vedettes, dont la clientèle est duale.
Des anciens pratiquants de la voile, qui, l'âge venant, n'ont plus les possibilités physiques, basculent sur le fifty ou la vedette car ils aiment la mer et ne veulent pas perdre le contact. Je les comprends parfaitement, et ces gens gardent une culture maritime, ils sont souvent actifs dans la vie des clubs.
La catégorie exécrable est celle des nouveaux riches, gagnants du loto ou ayant fait fortune trop vite, qui s'achètent une vedette pour bouffonner et la conduisent comme leur Porsche voyante, leur Rolex et la gourmette en or bien visible à la portière, le verbe haut et vulgaire. Ces gens n'ont aucun sens de la mer et se comportent comme des goujats.
Les vedettes ne sont pas les seules à montrer un comportement de cuistres, ceux qui louent des voiliers en font souvent autant. Pour amortir la location, ils sont en surnombre, le bateau n'étant pas à eux, ils n'en ont rien à faire et ne vont pas s'encombrer de défenses.
Je ne peux pas lister tous les manquements à l'étiquette navale, ils sont innombrables, mais donner simplement quelques petits exemples :

 

  Le mouillage

Ils vont venir mouiller leur ancre pile sur celle du voilier qui était tout seul dans la baie tranquille à bronzer nu, et comme la chaîne est filée trop courte, ils dérapent sur le premier en lui demandant de partir. Heureusement qu'ils ont laissé tourner le moteur et le groupe, cela permet au voilier de voir le sens du vent, il est dans l'axe de la fumée de l'échappement, et de mesurer la distance qui diminue sans utiliser de télémètre. De toute façon leur chaîne stéréo couvre le bruit du moteur. On entend juste "Viens-voir, ils sont à poil, prends l'appareil photo ! ". Pendant ce temps, pour se débarrasser des enfants du bord qui sont exécrables comme leurs parents, l'annexe est mise à l'eau, et la marmaille fait des ronds, moteur à fond en hurlant, histoire d'animer un peu le mouillage.
J'avais cru trouver la solution géniale pour empêcher un niais de se mouiller sur mon ancre. Après avoir regardé le sondeur, j'amarrais sur l'ancre un petit bout préparé de longueur supérieure au fond, avec un mousqueton léger (j'en ai trois de longueur et couleur différente) l'autre extrémité à un plomb de cinq cent grammes. Une poulie relie cette ligne à une boule de mouillage jaune à poignée, avec le nom du bateau peint et bien visible. C'est très pratique, elle est parfaitement à la verticale de l'ancre et permet de vérifier l'évitage et parfois de dégager l'ancre enraguée. Le seul défaut est qu'immanquablement un petit bateau à moteur vient s'y mouiller, c'est désespérant !

 

  Le pavillon

Il est dommage que les voiliers donnent le mauvais exemple et attachent définitivement le pavillon national au pataras. Hormis le fait qu'il est vite en lambeaux, c'est incorrect, un pavillon ne doit pas être porté la nuit. Il faut le fixer sur un mâtereau au balcon, le rentrer le soir et le remettre à poste le matin. Commençons à donner l'exemple.

 

  Les bateaux à couple

Dans les mouillages encombrés, le mouillage à couple est parfois obligé pour accéder au quai. J'essaye toujours de l'éviter en mouillant sur ancre en en prenant l'annexe, mais c'est parfois impossible. S'il faut le faire, quelques règles sont indispensables, elles semblent évidentes mais sont pourtant bafouées :
 Toujours garnir abondamment son bateau de défenses avant d'accoster, le plus doucement possible, les aussières prêtes et sans sac de nœuds.
 Si l'équipage est à son bord, demander l'autorisation avant de le percuter, en regardant son pavillon et si possible dans sa langue ou en anglais s'il est étranger.
 Ne pas le déborder en poussant du pied sur ses filières.
 Amarrer provisoirement par un bout léger, en boucle sur ses taquets pour un largage réciproque facile.
 Couper rapidement le moteur et après avoir indiqué combien de temps vous comptez rester, s'enquérir de son départ prévu afin de ne pas le bloquer.
 Demander l'autorisation d'aller porter vos amarres à terre, assez ouvertes pour ne pas raguer sa coque.
 Passer sur son avant, pieds nus, chaussures à la main, sans faire de bruit, pour vous amarrer.
 Groupez les sorties de votre équipage pour passer le moins souvent possible sur son bord, toujours chaussures à la main, en silence, surtout la nuit. Faites la leçon aux enfants, c'est aussi cela l'éducation…

Ce ne sont que des règles élémentaires de bon sens, mais comme elles sont oubliées, il vaut mieux en rappeler les bases.
Il m'est arrivé aussi en régate de m'emporter et d'avoir des propos indignes et un comportement regrettable, mais c'était l'excitation de la course qui inhibe les retenues et la bonne éducation, ce n'est pas tolérable autrement.

Naviguez toujours courtois…

 Haut de page

 

 Les digits idiots

Au salon Nautique je m'étais accroché avec le développeur d'un fabricant français d'équipements qui montrait sur son stand un sondeur affichant 99,99 mètres. Je lui ai expliqué avec mon sens habituel de la nuance qu'il se moquait des clients. Afficher deux digits après la virgule, sur une mesure liée aux aléas de la célérité du son suivant les paramètres physiques des couches sous-marines est une aberration. Le résultat est connu à quelques pour cent près, donc un sondeur indiquant 100 mètres doit être lu comme probablement entre 97 et 103 mètres, très probablement entre 95 et 105 mètres. Quand je vois 99,99 sur un sondeur je m'énerve !
A petits fonds, en approche de mouillage, il suffit d'afficher 10 puis 9 mètres, par pitié rien après la virgule, cela ne veut rien dire, même si vous naviguez au-dessus d'une dalle bétonnée, allez-vous filer 21,245 mètres de chaîne ou un centième de maillon de plus ? A l'approche de l'échouage, une décimale est acceptable et même souhaitable. Un affichage de 4,3 mètres ou de 1,9 mètres a un sens. Pensez au pied du pilote, et à la profondeur d'immersion de votre sonde.
Si l'on essaye de vous fourguer un tel affichage stupide, fuyez, allez voir un concurrent plus sérieux.

 

 Haut de page

 

 Le principe du miroir de signalisation

C'est une idée simple et très astucieuse !

Quand l’œil focalisé à l’infini regarde en direction d’une quelconque surface brillante par le trou du miroir, il se produit un éblouissement qui induit une diffusion sur le plastique rouge presqu’au contact de l’œil, donc dans un plan totalement défocalisé. Le cerveau interprète cela comme une tache rouge vue à l’infini.

Ce phénomène se produit en regardant vers toute zone brillante, et en particulier vers le spot réfléchi par le miroir qui est probablement le point le plus brillant de la zone, sinon le seul à la surface de la mer.

 

 Haut de page

 

 "Mille" marin et nautical "mile"

Vous trouverez sur le site l’orthographe mille, ce n’est pas une faute mais un choix réfléchi.
Traditionnellement les anciens textes de marine écrivaient mile, l’unité étant héritée des anglo saxons qui utilisent le nautical mile pour désigner la longueur d’une minute d’arc du méridien à l’équateur. Un nautical mile correspond à 10 encablures, mais plus simplement à 1852 mètres.
L’évolution de la langue permet d’accepter les deux orthographes, mais le "l" doublé prédomine dans les documents officiels.

La langue française se pollue, se délite dans la sous culture et se dégrade, mais sur ce point particulier, il n’y a pas objet de polémique, les deux orthographes sont acceptables sans état d’âme.

Remercions nos amis Belges et Canadiens qui défendent bien mieux que nous ce patrimoine culturel en perdition. L’inculture croissante des journalistes, les SMS et l’Internet montrent la faillite de la langue qui se transforme en petit nègre.

 

 Haut de page

 

 

 Evolution de la course au large

Si l’on veut que ce sport élitiste soit mieux compris par les masses, deux aménagements semblent indispensables :

Suppression du groupe électrogène et exploitation des énergies renouvelables pour alimenter une électronique de bord raisonnable.
Par raisonnable, il faut entendre électronique basique, mesure du vent de la vitesse (et de la profondeur), un radar pour la sécurité, surtout pendant les périodes de sommeil, un pilote et une balise qui donne la position au PC à terre pour maintenir l’intérêt du public.
Il est difficile d’interdire le GPS car il y aura toujours des détournements, la terre pouvant renvoyer la position lors d’un message radio.
Il ne faut pas rêver, le retour au sextant et à l’estime pure sans émission radio n’est qu’une utopie.

Suppression totale du routage qui transforme le skipper en pantin télécommandé, ne servant qu’à tourner les winches et réparer les avaries. C’est le routeur, bien au chaud dans ses pantoufles à terre, qui décide de tout et gagne la course.
Nous devons revenir à une diffusion de bulletins météo, les meilleurs possibles, mais identiques pour tous.

Si cette fâcheuse évolution persiste, nous allons vers l’élimination du skipper et vers une course de bateaux télécommandés, avec retour satellite de la télémétrie.
Ce seront des maquettes de grande taille pour pouvoir bien afficher les écussons des sponsors.
Le public béotien suivra-t’il ?

 

 

Si vous trouviez la moindre trace d'objectivité dans cette page, considérez qu'il ne peut s'agir que d'une faute de frappe totalement indépendante de ma volonté.

Cette page ne contient aucun lien externe à maintenir

Dernière modification le lundi, 06 février 2017 06:00
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Plus dans cette catégorie : « Montage de Hublot La ciguatera »
Connectez-vous pour commenter

Connexion (SC)

Réferencement