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Blog de Maximum

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Blog du voilier Maximum. Croisière en solitaire aller-retour de Nouméa à Bali.

4 octobre - le départ vers Cairns

Écrit par dimanche, 05 octobre 2008 00:00 Publié dans Blog de Maximum 0

Je suis parti avec un jour de retard. Comme prévu, la seule personne qui s'était déplacée, a été Zou. J'aurais pu faire ce que je voulais, elle serait venue quand même. Ça me fait plaisir de toute façon, mais j'n’aime pas trop les adieux. Je crois qu'elle s'attendait à ce que je craque un peu. Force a été de constater que ça n'a pas été le cas. Je suis resté impassible, concentré sur mon départ. À croire que je ne suis pas humain. Je me demande d'où me vient cette impassibilité qui me suit partout dernièrement.

La pluie était de rigueur et, après avoir tout vérifié une dernière fois, je suis parti en faisant un signe de la main à Pascal et à Zou qui m'avaient aidé à larguer les amarres. Le vent était calme ce qui m'a grandement facilité les manoeuvres.

Une fois les voiles hissées, je suis parti vers mon nouveau destin et toujours pas d'anxiété (???). Avant de quitter la petite rade de Nouméa, J'ai fait un dernier tata à Izane qui se tenait dans le cockpit de son Gadjo Dilo.

Au large de l'îlot maître, le vent est monté à près de vingt noeuds me permettant de quitter le lagon en 2 h. Un dernier sms à tous les amis (ceux qui ont un portable bien sûr, pardonne-moi Blandine, je ne t’ai pas mise sur la liste).

En prenant la houle du large, mon téléphone s'est mis a sonné. C'était Zou bien décidée à savoir si j'étais humain ou pas. Je dois l'être car en lui disant d'embrasser très fort mon fils Emile ma gorge s'est nouée et j'ai très vite raccroché. J'ai regardé ensuite vers le large en criant très fort "Vive la liberté". 

Le vent à continuer de monter et "Maximum" sous deux ris et génois n°3 n'a pas failli à sa réputation en s'installant à 7 noeuds et en faisant des pointes à 12 noeuds. C'était très grisant du moins au début car j'ai très vite compris que le pilote ne pouvait pas tenir cette allure. J'ai donc barré un "Maximum". Le soir tombé je commençais à sentir sérieusement la fatigue. Tout ça c'est encore la faute de Julien qui m'a valu un gros coup de "Gueule dans le cul". Mais pas de regrets, 18 ans d'amitié valent bien de ne pas être en forme le jour du grand départ. Bref sur le bateau, il fallait trouver une solution. Je m'endormais et après plusieurs essais, j'ai constaté que ça ne le ferait pas côté pilote automatique. Le vent soufflait régulièrement à 25 noeuds maintenant. Je ne voulais pas prendre de troisième ris et la voile tempête était peut-être un peu excessif. Je me décidais à confier tout de même le bateau à Arthur (mon bon vieux pilote automatique) en espérant que l'empannage ne se ferait pas de suite. J'ai tout simplement affalé le génois et le problème était résolu. C'est vrai que je suis revenu de l'avant complètement trempé mais bon ça le faisait. Dans ces moments, on regrette le dernier whisky de la veille accompagné de son fidèle pétard. Bon je le concède laissé ainsi le bateau sans voile d'avant ce n’est pas très casher mais bon comme je l'ai déjà dit, ça le faisait et surtout j'étais fatigué et mort de faim. De toute manière, la solution s'avérait plus qu'acceptable. Le bateau marchait bien et filait tout de même entre 6 et 9 noeuds. À l'intérieur, les premières petites catastrophes pointaient déjà le bout de leur nez. Un reste d'eau dans la cale avait inondé la carte du Pacifique qui était tombée à terre et la boîte à outils s'était empressée de la déchirer. Mon GPS principal, quant à lui, s'était décidé à faire grève et affichait un nombre de satellites nuls. Pour la carte, un rapide séchage et du papier collant feraient l'affaire. Pour le GPS par contre, bien qu'ayant acheté un tout neuf avant le départ, je ne me sentais pas à l'aise à l'idée de n'en avoir qu'un. Si celui-là tombe en panne ... Bon on verra tout ça après une bonne nuit de sommeil. Un petit-salé aux lentilles aura raison de mon état de veille. Oui, oui, oui, que c'est bon de dormir... Mais... Dring, Dring, Dring, ... Un quart d'heure plus tard ma minuterie de cuisine (conseil de Zou) m'a bien vite rappelé à la raison, il faut tout vérifier toutes les 15 minutes. Bon ben voilà, ce sera tout au plus une nuit de sommeil de navigateur solitaire ... À Demain.


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5 octobre - premières réparations

Écrit par lundi, 06 octobre 2008 00:00 Publié dans Blog de Maximum 0
La nuit est très vite passée et j'ai plus ou moins respecté le "tous les quart d'heure". J'ai été surpris de voir déjà le soleil se lever. Le bateau tenait bon, piloté par mon "Arthur" qui n'a pas failli à la tâche. Le vent était toujours aussi fort et puisque tout avait l'air d'être bon, j'ai laissé Maximum comme ça. 2 ris dans la grande voile et pas de voile d'avant. J'avais décidé d'être un peu faignasse. Une faignasse qui s'est empressée d'essayer de réparer tous les petits soucis de la veille, carte, GPS, hale-bas qui avait choisi de tomber sur le pont, fuite à l’un des hublots (Xavier si tu me lis :-(), fuite au chandelier qui servait d'échelle tous les jours à Émile. J'ai tout fait, mais pour le GPS, niet poutroff, il continue à refuser de faire le point. Tout ça m'a pris la matinée. À midi, quelques sardines (en boîte bien sûr) et du pain recuit ont fait l'affaire (j'en vois qui ont le mal de mer dans le fond :-) ). Une petite sieste et j'ai entamé la lecture de Millenium. Merci Brigitte, pour tes petits mots et bien sûr pour les bouquins (:-) :-* :-x) Bref, ça a été plutôt une journée de repos. Je mange, je bois, je dors ... Je lis aussi. Une deuxième nuit est venue me rappeler à la réalité du sommeil interrompu... À demain, les p'tits lapins..
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6 octobre - Au moteur

Écrit par mardi, 07 octobre 2008 00:00 Publié dans Blog de Maximum 0

Durant la nuit, le vent est tombé, même tombé de chez tomber. Je redécouvre les joies du moteur. Au petit matin, j'ai profité de ce moment de calme pour essayer encore et encore la réparation du GPS. J'ai tout contrôlé, nettoyé tous les contacts. Relu la notice de fonctionnement et après un redémarrage à froid, miracle, mon bon vieux GPS s'est remis à fonctionner (Hip hip hip hourra pour pierre, le plus fort et le plus intelligent quand même). Bon le moteur, ça va un temps et après quelques heures et un petit mal de crâne, J'me suis dit : "Et si on essayait le spi" et surtout la chaussette revue et corrigée par moi-même. Alors là, j'ai constaté qu'il y avait eu du laisser-aller dernièrement et j'ai dû tout réviser la méthode, J'ai réparé le tangon aussi. Mais bon j'y suis arrivé. Mais hélas, rien à faire, le vent n'est pas assez fort et surtout change toujours de direction. Ça le ne faisait pas. On affale. Et puis le vent de travers, ce n'est pas fait pour mon spi symétrique.



Re-essai sous grand-voile et génois, 2 noeuds, 3, parfois 4 (si, si) et j'ai dû me contraindre à remettre le moteur. La journée s'est déroulée ainsi au moteur, à la sieste et au bouquin. Peut-être demain...

... Non, c'est trop con, il m'emmerde ce moteur, et sachant qu'il faudra l'utiliser toute la nuit, j'ai préféré remettre les voiles jusqu'à ce soir du moins. Et me voilà, comme un escargot sur la mer, mais au calme.



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7 octobre - Vers les Chesterfields

Écrit par mercredi, 08 octobre 2008 00:00 Publié dans Blog de Maximum 0

Le moteur a fonctionné toute la nuit sans broncher, il m'épate. Mais ce matin, un petit vent de travers va me permettre de lui offrir un peu de repos. Le bateau avance désormais ses 5 à 6 noeuds vers l'atoll des Chesterfield. Si j'y arrive demain matin, alors j'y ferai peut-être un petit arrêt. 

Bon ben, ça n’a pas duré longtemps, j'ai dû remettre le moteur vers 16h30. Juste pour la nuit. En plus cette nuit, je dois passer quelques récifs :-(

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8 octobre - le vent monte

Écrit par jeudi, 09 octobre 2008 00:00 Publié dans Blog de Maximum 0
Comme prévu je prends la passe entre le récif des Chesterfield et celui de Belona. Alors j'explique: sur deux de mes cartes, la détaillée de l'atoll et l'électronique, les fonds sont indiqués à 700 m, tandis que sur la carte générale Pacifique sud-ouest, il est indiqué 30 m. Bref vers 2 heures du matin, je m'aperçois que c'est la carte générale qui a raison et je me retrouve dans des fonds de 30 m. Les boules, on ne sait jamais, un récif mal indiqué et c'est la catastrophe. Bon ben, je fais confiance à la carte et pendant 20 minutes, j'ai les foies. Surtout en voyant de temps en temps indiqué 28 m (c'est psychologique, c'est comme 29,90 Frs). Vu que je suis encore là pour écrire l'histoire, vous avez dû comprendre qu'en fin de compte tout s'est bien passé. Revenu dans des fonds supérieurs à 1000 m, je prends le cap pour l'étape suivante: l'île Longue aux Chesterfield. Au lever du soleil, j'aperçois l'atoll  et ses 4 îles. Je me demande si je vais y mouiller. En même temps, j'en ai envie et en même temps j'hésite. Je suis tout seul. Sachant que ce qui craint le plus pour un bateau, ce n'est pas la mer, c'est la terre... Au vue du mouillage, je décide d'essayer quand même. J'aperçois d'ailleurs un voilier qui s'y trouve déjà. Je le VHF pour essayer d'avoir quelques renseignements. J'insiste et il finit par me répondre, en anglais, à l'accent c'est un Australien. Je lui pose quelques questions et il me dit juste que c'est damé de patates mais que l'île vaut le coup, sans plus d'indication. J'y vais et si je me réfère à la carte du mouillage que je possède, rien ne correspond et c'est vrai qu'il y a des patates partout. Bon, je fais plusieurs essais et puis... j'abandonne. Je ne le sens pas, pas de risques inconsidérés. Je décide de continuer ma route, droit vers Cairns. Je dis au revoir à l'Australien (qui n'était pas si sympa d'ailleurs). Pour  me consoler, une fois en mer, je me suis remis le spi. 



C'est bien le spi mais le problème, c'est que ça se règle en permanence. Bref, j'y ai passé la journée entière.
Vers 17 heures, je n'y tiens plus et j'affale. Je continue sous grand-voile + génois. Un peu de repos, ça fait du bien et puis ça va être l'heure de manger ... Vers 17 heures 30, alors que je suis confortablement installé dans le carré en train de lire Millenium (merci encore Bibi), Je sens comme une excitation dehors et j'aperçois Arthur qui à l'air de peiner à la barre. Au vue du loch le vent est monté. Je décide de prendre le premier ris, ça soulage. Vingt minutes plus tard, c'est déjà un peu plus le baston et le loch m'indique que le bateau fait encore plus de 10 noeuds. Je prends le deuxième ris et comme je trouve que ça bouge encore pas mal, Je remplace le génois par la trinquette (Storm gib). Ce sera bon pour la nuit. Arthur à l'air de très bien s'y faire. Une demi-heure plus tard, rebelote, je sors et le loch m'indique quand même une vitesse de 15 noeuds. Je me pose la question du troisième ris (qui n'a jamais servi depuis15 ans). En regardant le loch monter à 15, 17 noeuds  pour atteindre la vitesse-record de 22 noeuds!!! Je vous assure que le troisième ris a été pris en quelques minutes. Bien m'en a pris parce que le peu de ce que j'aperçois de la mer maintenant semble épique. En un mot elle est démontée et le vent doit s'être établi à 40 voire 45 noeuds. J'avoue que pour la première fois depuis mon départ, j'ai peur. Que se passerait-il si le vent continue à monter. Je jette un coup d'oeil au baromètre qui m'indique 1020 hPa. Haute pression c'est rassurant. Je reprends la barre et décide d'éviter un gros nuage noir que m'indique la lune. J'ai continué à barrer aussi longtemps que possible espérant une hypothétique accalmie. J'aperçois derrière moi les collines noires de la houle en train de me courir après. Elle m'oblige souvent à les esquiver pour garder un cap cohérent au bateau. J'hésite à remettre le pilote, mais l'accalmie ne vient pas. Je tombe de sommeil. Arthur reprend la barre et ne s'en sort pas trop mal après tout. Maximum est un bateau marin et glisse sur la houle sans trop de problème. Je vais dormir.

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9 octobre - Adieu Arthur

Écrit par vendredi, 10 octobre 2008 14:20 Publié dans Blog de Maximum 0

Le lendemain le vent est toujours aussi fort. Mais, tout à l'air de tenir bon. Et puisque c'est ainsi, autant en profiter et, malgré les mouvements chaotiques du bateau, se mettre en position « calmitude ». Je bouquine, je mange, je bois, je dors. Cette journée se passe comme ça avec un calme relatif dans la tête (je ne faisais pas le malin c'est sûr). Le soir alors que j'étais en train de lire, le bateau a subitement empanné. Quelques secondes on suffit pour voir que le pilote n'était plus relié à la barre. L'embout en plastique de fixation avait cédé. J'ai donc mis Arthur au repos et l'ai immédiatement remplacé par le p'tit nouveau : Olof. C'est étrange comme quand on se retrouve seul comme ça on finit par prêter aux objets une âme. On finit même par leur parler comme s’ils étaient des compagnons.

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10 octobre - Repos et rangement

Écrit par samedi, 11 octobre 2008 00:00 Publié dans Blog de Maximum 0

Aujourd'hui, le vent s'est calmé, enfin il souffle tout de même ses 25 noeuds. J'avoue qu'au bout de trois jours, j'aimerais maintenant quelques instants de calme plat. Le bateau qui bouge tout le temps comme ça, c'est fatigant. La journée se passe comme ça sans plus d'événements. Je laisse le pilote à la barre. Ce qui est certain c'est que le couple d’éolienne (Aerogen 6) + pilote électrique (Raymarine 4000) même sur un bateau sportif comme Maximum, ça fonctionne très bien. L'éolienne me laisse même assez d'énergie pour refroidir le frigo et tenir mes bières au frais :-). Une ou deux bières par jour, ça ne peut pas faire de mal. C'est donc une belle journée pour bouquiner  et faire un peu d'ordre dans le bateau. J'ai une petite entrée d'eau et je crois que ça vient encore de la jupe arrière. J'avais pourtant refait l'étanchéité avant de partir. Je suis obligé d'éponger 5 litres par jour dans les fonds. Ce genre de truc n'est jamais vraiment confortable. Ça contribue à augmenter l'humidité à l'intérieur du bateau. L'humidité, c'est le grand ennemi. Elle finit par enlever tout confort à bord et par la même augmente la fatigue de l'équipage, c'est-à-dire moi.

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11 octobre - Adrénaline mon amour

Écrit par dimanche, 12 octobre 2008 00:00 Publié dans Blog de Maximum 0

Il est deux heures du matin quand je me réveille et me dirige vers le cockpit pour tout vérifier. D'un coup, j'entends un bruit étrange et la voile se met à battre de façon anormale. Je regarde et constate que le pilote ne tient plus la barre. Je le remets en place, il lâche presque tout de suite. Un autre essai infructueux et je constate avec horreur que c'est la fixation qui a lâché, le bois de l'équipet ou se trouve le point d'attache a cassé. CATASTROPHE, il me reste plusieurs jours et je ne peux plus mettre le pilote !!!. Dans ce cas, l'adrénaline prend le relais du cerveau et en quelques secondes, j'ai sorti sur le pont et par 30 noeuds de vent tout ce qu'il faut pour réparer. Boîte à outils, perceuse, bois. Le bois, heureusement j'avais prévu plusieurs planchettes au cas où ce genre de problème arriverait. J'ai mis le bateau plus ou moins à la cape en amarrant la barre. En une demi-heure, j'avais effectué une réparation de fortune. En effectuant le boulot, j'ai insulté le destin qui cherchait apparemment à m'empêcher de mener à bien mon projet. "Tu crois que tu arriveras à me décourager, et bien tu l'as dans le cul. J'y arriverais, coûte que coûte, j'y arriverais !!!"

L'adrénaline est vraiment la plus surprenante des drogues et elle permet en général de surmonter assez "facilement", les situations les plus éprouvantes.

Après ce coup de grisous, j'ai inspecté l'horizon, si aucun bateau n'était en vue, J'ai observé le comportement du pilote et après avoir constaté que tout était en ordre, je suis parti me coucher: ÉPUISÉ.

Le matin, tout avait l'air de tenir bon, et à part à l'horizon le premier bateau de ma traversée. Ça fait du bien d'ailleurs de savoir qu'on n’est pas tout seul. Ce sera une petite journée de repos malgré les 30 noeuds établis.

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12 octobre - les oiseaux

Écrit par lundi, 13 octobre 2008 00:00 Publié dans Blog de Maximum 0

Pour éviter une série de récifs, je prends un cap qui me mène droit vers l'Australie et sa grande barrière de corail. L'arrivée semble proche et je calcule vite fait qu'il devrait me rester deux jours de mer. J'avoue que ça commence à me tarder d'arriver. "Quand je serai à terre, je vais réparer ça et ça. Je vais tout nettoyer. Je louerai une chambre d'hôtel. Je prendrais un bon bain. Je regarderai la télé, je ..."

Les oiseaux de mer m'accompagnent désormais tout le temps et ce depuis que je suis dans cette partie du Pacifique. Il y a en permanence de petits oiseaux qui ressemblent assez à des hirondelles en un peu plus gros. Ils ont des pattes d'échassier et ils passent leurs temps à les tremper dans l'eau, l'une après l'autre. Je ne vois pas ce qu'ils peuvent manger, du plancton peut-être. Je ne sais pas pourquoi, ils me plaisent. Il y a aussi les fous, les sternes, les goélands, et tous les autres dont je ne connais pas le nom. Ils viennent tous voir de plus près l'étrange oiseau qui a en permanence une aile à l'intérieur de l'eau. Une journée calme avec mes copains les oiseaux...

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13 octobre - les vagues

Écrit par mardi, 14 octobre 2008 00:00 Publié dans Blog de Maximum 0
Le vent est remonté et doit avoisiner les 35 noeuds. par moment les vagues sont très grosses (+/- 5 mètres). Une légère peur commence à me gagner, vas-t-en savoir pourquoi. Pourtant tout à l'air de se passer sans problème. Alors que j'étais à l'intérieur, un énorme bruit a retenti. Une vague vient de frapper le bateau juste en dessous de la ligne de flottaison. Le bruit était assez impressionnant mais rien d'effrayant. En fin de matinée une autre vague est venue me percuter a peu prés au niveau de la ligne de flottaison. Le bruit à été énorme. J'ai cru sur le coup que j'avais heurté quelques chose, genre morceau de bois. Je suis sorti et je n'ai rien constaté de grave. Je suis retourné à l'intérieur. J'étais devant ma table à carte imaginant la taille de la vague qui venait de me percuter en me disant que c'était la première fois que je me confrontais à une telle houle. Je me rappelait Zou qui me disait : "prend des planches de la taille de ton plus gros hublot au cas ou la mer en casserai un". J'avais simplement oublié son conseil et j'étais en train de me dire qu'elle avait peut-être raison quand ...
... quand LA vague est arrivée. le bruit de la précédente n'étais rien. Celle là a frappé le bateau sur toute sa longueur et sur toute sa hauteur passant par dessus lui. Le bruit qu'elle à fait ressemblait, du moins je le suppose, à un tremblement de terre. Le bateau s'est renversé du coté bâbord. Toutes les armoires se sont ouverte du coté tribord et le contenu du bar s'est déversé sur moi. Comme dans les films. Je crois être resté 30 secondes bouche bée entouré de gobelet, d'assiettes, de tasse, ... Je suis sorti dehors en m'attendant au pire. Le pilote était bien en place, la voile aussi. Rien de cassé. Ah si, un cagnard a été arraché par la force de l'eau. Rien de grave .... Bon ben pour le moment je vais reprendre la barre. Je met "Oloff" en vacance jusqu'à ce soir.
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